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 Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]

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Samantha L. Bekerwood

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MessageSujet: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Sam 25 Avr - 19:40

    Un cauchemar encore un. Elle ne tenait plus debout par manque de sommeil. Elle n’osait pas fermer l’œil, elle n’osait pas se replonger dans ses souvenirs, ses mauvais souvenirs.

    Elle était simplement partit en ballade, s’aérer un peu, se vider la tête au lac. Cette endroit qui avait des aspects magiques pour elle, encore plus que le reste de la ville. Même si l’ambiance y était différente, même si tout était différent ici. Le lac l’attirait et la fascinait pour des raisons qu’elle ne savait pas expliquer.
    Elle aimait y aller régulièrement, presque chaque jour. La beauté de cette endroit, lui donnait de l’espoir en quelques sortes. L’espoir d’un avenir meilleur, d’un avenir différent.
    Elle venait toujours au même endroit, toujours sous le même arbre. Elle se laissait glisser contre le tronc, et observait encore et toujours. L’endroit était souvent désert du moins lorsqu’elle y allait. Personne ne songeait à se balader ici en des heures aussi matinales. Quand à elle, elle aimait cette ambiance. Le jour se levant à peine, cette fraicheur la recouvrant de frisson, l’odeur de l’herbe. Tant de petites choses qui l’a ramenait à des choses simples.

    Ce jour là, une insomnie l’avait encore maintenue éveillée toute la nuit. Alors comme à son habitude elle enfila une paire de jeans, le premier t-shirt qu’elle trouva, et un gilet à peine épais. La jeune blondinette n’était pas de nature très frileuse où du moins elle en aimait les sensations.
    Elle sortit alors et se dirigea machinalement vers son lieu favoris. Le lac, il avait tendance à lui manquer, aussi fou que cela puisse paraître. Comment un lieu pouvait-il manquer ? Elle qui ne s’attachait plus à rien ni personne, dépendre autant de la plénitude que lui procurait se lieu, était presque insensé. Mais elle était bien obligée de faire avec. Elle se retrouva alors bien vite devant cette magnifique étendu d’eau, fermant les yeux, laissant la brise lui caresser le visage, laissant cette odeur si douce lui titiller les narines. Un léger sourire se dessina sur son visage.
    Elle alla ensuite se laisser glisser sous son arbre favoris, tentant de faire tout sauf penser, d’apprécier simplement le calme et la douceur de la nature. Elle était tellement calme qu’elle s’endormit, un sommeil à peine réparateur. Elle en fut sortit brutalement par un de ses énièmes cauchemars.
    Elle n’était pas choquée par se réveille peu délicat, elle en était devenue la marionnette.

    Peut importe, cela finirai bien par passer, elle voulait y croire. Sa chère amie la bouteille, commençait à lui manquer, mais elle ne voulait pas quitter son endroit favoris.
    Oui niveau attachement, mis à part sa bouteille elle n’avait plus rien, j’aurais du commencer par ça.
    Elle se leva, n’ayant rien dans l’estomac et envahit par la fatigue, elle ne tenait vraiment pas debout. Et elle ignorait si c’était le manque de sommeil ou la réalité, mais elle était persuadée d’avoir vu une silhouette au loin, apparemment une jeune femme.
    Bien trop fatiguée pour bouger, elle s’assit à l’endroit même où elle se tenait debout quelques secondes auparavant.

    « J’ai gagné je t’ai vu. » Dire ça, même avec toute l’ironie dont elle était capable l’a ramener instantanément à de vieux souvenirs, elle les chassa bien vite, et s’affubla d’un grand sourire.
    « Hmm on va dire que la partie s’arrêta la, parce que mes jambes me portent plus et ainsi tu pourrais te montrer. » Elle pensa un instant qu’elle parlait peut être dans le vide, au pire elle passerai pour une folle, elle n’était plus à ça près de toute manière.



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Rubi L. Reaswell

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Sam 25 Avr - 20:28



    Près de trois semaines que je vis dans la forêt. Dans un petit cabanon abandonné, qui recèle un lit, un lavabo, une douche, et une gazinière. Le strict minimum, qui suffit amplement pour vivre une nouvelle vie. Si l'on peut appeler ça une vie. Non, finalement, une vie sans contact humain n'en est pas une. Je n'ai peut-être aucune raison de vivre, comme cela. Je ne pourrai pas me cacher indéfiniment. Il aura bien un jour où il faudra que je me montre. Mais je n'en ai pas encore l'intention. Tout ça est trop récent. Par tout ça, j'entends mon kidnapping, mes viols à répétitions ... Je vais devoir m'en remettre avant de pouvoir ne serait-ce seulement parler. J'essaie de rester forte. De ne pas m'écrouler sous mon lourd fardeau qu'est mon passé. Parfois, je me dis que la vie ne vaut plus la peine d'être vécu, après tant de péripéties terrifiantes vécues.

    Pour pouvoir vivre, j'avais effectivement dû manger. J'avais aperçu un petit village à deux kilomètres environ. J'avais d'abord repéré les maisons vides la journée, ou la nuit, grâce à la présence de voitures, volets ouverts, ou fermés. Puis après avoir tout repéré, je me suis invitée chez ces personnes pour emprunter de quoi manger pendant l'absence de la famille. Autant dire plutôt les vrais faits, au lieu de se cacher sous des mots ambigus ... Je suis entrée en effraction chez des personnes innocentes durant leur absence pour pouvoir voler de la nourriture. En même temps, je ne crois pas vraiment avoir le choix pour rester en vie.

    Aujourd'hui j'avais encore réussi à ramener de la nourriture "chez moi", avec en prime des cigarettes, des joints, et plusieurs bouteilles d'alcool. Tout ça m'avait manqué pendant ces trois semaines. Oui, bizarrement, lors de mon kidnapping, on me fournissait ce que je voulais ... Enfin, c'était peut-être la moindre des choses ...

    Souvent, je me promène par ici. Je m'assois sur une pierre à l'abri des regards; là où personne ne va. Le lac. Magnifique lac pourtant pour lequel je n'éprouve rien, ne serait-ce peut-être du dégout. Finalement, je crois être dégoutée de tout à vie. Mais cette fois ci, je commence à en avoir marre de toujours avoir le même angle de vue. Je parcours une centaine de mètres autour du lac, pour m'installer encore sur une autre pierre. Aucun risque d'être repérée, personne ne vient jamais ici. Enfin, je crois. J'allume un des joints volés avec mon briquet.
    et tire une bouffée. Je me sens instantanément libérée de mon lourd fardeau. Je me sens ... positiver. Oui, positiver. Je suis très surprise. Je me laisse aller même jusqu'à en chanter. La fumée aspirée me fait tourner la tête. Je me sens bien, je vais bien, tout va bien. NON ! C'est faux. Je reprends mes esprits. La seule chose qui me rend unique, et qui me fait aller de l'avant est cette morosité. Je ne veux pour le moment pas la perdre.

    Quelque chose m'arrache de mes pensées. Un bruit. Infime, mais un bruit. Je m'apprête à replier bagages. Je stresse. Le bruit vient finalement des pas d'une personne, une jeune femme, qui me voit. Trop tard, plus la peine de fuir, je suis coincée. Je marmonne entre mes dents des dizaines d'insultes, destinées à moi-même. J'aurai dû m'en tenir à l'endroit habituel.
    Je pensais tout de même que la personne ne s'occuperait plus de moi. Mais elle commence à ... engager la conversation. Ou plutôt parler, pour être plus exact, car rien ne disait que cela s'appellera un jour une conversation.

    « J’ai gagné je t’ai vu. »

    Silence. Je ne saisis pas le sens de la phrase. Quelle mouche l'a piquée ? Est elle droguée, folle, ou alors ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse, mais plutôt à un ami. Mais une deuxième phrase confirme, je pense, la deuxième hypothèse. Dans tout les cas, c'est à moi qu'elle s'adresse.

    « Hmm on va dire que la partie s’arrêta la, parce que mes jambes me portent plus et ainsi tu pourrais te montrer. »

    Je fais comme si je n'entends rien.
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Samantha L. Bekerwood

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Lun 27 Avr - 18:33

    Pourquoi vivre selon les règles établies ? C’était une question que Sam se posait souvent. Elle avait toujours eu la sensation que vivre d’après des règles ne pouvaient que rendre malheureux. Elle en avait tellement défié qu’elle ne se souvenait même plus lesquelles.
    Elle ne savait plus trop qu’elle était sa place ici, elle était quelque peu perdue. Tout le monde avait l’air si, parfait, oui voilà le mot, parfait. Tout semblait parfait ici, et elle, étant l’imperfection incarné, du moins de son point de vue. Ne comprenait toujours pas pourquoi elle était toujours ici. Face à la réalité, se prenant en pleine tête ses défauts.
    Elle avait toujours mal vécu la comparaison, n’aimant pas être jugée par rapport à telle ou telle personne. Mais là, elle n’avait besoin de personne, elle s’en chargeait seule. Et n’aimait pas du tout cette situation. Elle essayait tant bien que mal, d’oublier son amitié avec la bouteille mais ne savait comment y parvenir, à part tenter d’oublier, de s’évader de s’éloigner le plus possible de toutes sources possible d’alcool.
    Voilà pourquoi le lac, était devenue si important pour elle, il lui permettait d’être ailleurs, de réfléchir à tout sauf à ça, de revenir aux sources en quelque sorte.

    Elle ne s’attendait pas à y croiser quelqu’un, l’endroit était toujours désert à cette heure-ci. Mais elle était persuadé de ne pas être folle, et de belle et bien avoir vu quelqu’un. Bon si elle est un peu folle sur les bords mais quand même.
    Mais soit, la jeune fille avait décidé de l’ignorer, mais Sam ne lâcherai pas le morceau si facilement. Il lui en fallait bien plus pour abandonner, n’étant pas du genre à renoncer au moindre obstacle.
    Mais avec très peu d’heure de sommeil au compteur, elle ne débordait pas d’imagination, pour attirée l’attention de la petite sauvage qui continuait de se cacher.

    « Tu veux me faire passé pour folle c’est ça ? » Bon elle n’en avait rien à faire, et vu sa persistance à parler presque seule, ça devait se voir mais qu’importe elle continuerai, elle arriverai à attirer son attention.
    « Bon bah je vais parler tu n’auras qu’à m’écouter, t’es prête ? » Elle ne s’attendait à aucune réponse, elle serai presque déçu si son interlocutrice mystère répondait si vite.
    « Je m’appelle Sam, enfin Samantha, mais c’est bien trop long, je suis ici depuis trois mois, je viens ici presque tout les jours et je ne t’ai jamais vue, je conclue que t’es ici depuis peu. » Sam commençait à sourire, ne comprenant pas pourquoi elle persistait à parler seule mais ça l’amusait. « Bon tu te caches peut être parce que tu es bossu ? Voilà ça doit être ça tu es bossu et tu oses pas te montrer, t’as peur que je me moque ? Je suis folle tu sais alors bon … » Elle ne comptait pas lâcher de si tôt et elle redoublerait d’effort ça c’était même certain.
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Rubi L. Reaswell

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Mar 28 Avr - 11:18

    Le lac. Bien qu'il soit magnifique, rares sont les gens qui le fréquentent. Certains se disent peut-être qu'ils ont mieux à faire, comme travailler dans leur épicerie, boucherie, pâtisserie - ah oui, ça, d'ailleurs, quelque chose qui me surprend beaucoup, qui m'horripile, même : tout le monde vit de son commerce. Dans ce village, pour gagner sa vie, il faut en ouvrir un. Aucun bureaux n'existe, car il n'y a aucun contact avec "l'en dehors". C'est bien un monde de fou. Je referme ma parenthèse -. D'autres ne connaissent pas cet endroit. Il y a aussi une autre catégorie : ceux qui trouvent ce lac trop parfait comme le reste de la ville. Alors, ils ne viennent jamais. Je fais partie de cette catégorie. Pourtant, bien que sa beauté m'exaspère au plus haut point, je me sens comme aimantée à lui, à sa beauté renversante. C'est vital pour moi de contempler ce profond bleu. Je crois que c'est la couleur m'apaise. Mais, pourtant, cette couleur ne me rappelle rien ... C'est peut-être justement ça qui me fait du bien. La nouveauté. Quelque chose qui ne me fait penser à aucun épisode de ma douloureuse vie. Je souris. C'est simple, le lac me rappelle seulement un lac. Et c'est la première fois que quelque chose du genre m’arrive. Je suis toujours obligée de rapporter des évènements à d'autres de mon passé.

    Sur mon rocher, je me balance doucement, souriant quand je m'apprête à tomber de celui-ci. J'oublie la fille qui perturbe mes pensées. Je détaille le lac de mes yeux. Dieu que c'est beau - n'allez pas croire que je crois en Dieu -. Dieu que c'est douloureux. Je ravale ma salive difficilement. Pourquoi existe t'il une telle perfection ? Elle ne devrait pas être. Si c'était possible, je serai partie en courant d'ici, mais mes jambes ne veulent pas obéir à mon cerveau. Elles veulent rester admirer la perfection. Moi, je ne veux pas. Ca me fait mal. Elle est tellement oppressante ! J'ai du mal à respirer. Je me sens prisonnière. Je soupire doucement, et me passe la main dans les cheveux. On me sort de mes pensées. J'en suis même un peu reconnaissante, j'aurai fini pas m'y noyer.

    « Tu veux me faire passer pour folle c’est ça ? »

    Je soupire d'exaspération. De toute les manières, elle est déjà folle. La pauvre.

    « Bon bah je vais parler tu n’auras qu’à m’écouter, t’es prête ? »

    Et si je te dis que je suis pas prête, ça change quoi ? Mais elle n'entendra pas ce que je pense. A moins qu'elle soit télépathe ...

    « Je m’appelle Sam, enfin Samantha, mais c’est bien trop long, je suis ici depuis trois mois, je viens ici presque tout les jours et je ne t’ai jamais vue, je conclue que t’es ici depuis peu. Bon tu te caches peut être parce que tu es bossu ? Voilà ça doit être ça tu es bossu et tu oses pas te montrer, t’as peur que je me moque ? Je suis folle tu sais alors bon … »

    Je décide soudain d'ouvrir ma bouche. Pour qu'elle me laisse tranquille : « Tu n'as pas besoin de savoir comment je m'appelle, et si ça fait longtemps que je suis ici ... Mais si il y a une chose que tu as besoin de savoir, une seule, c'est que tu devrais la fermer.» Bien que j'aie parlé calmement - ça ne me ressemble pas -, je me vois obligée de reprendre mon souffle. J'espère qu'elle a comprit. Mais quelque chose me dit que la jeune femme est plus coriace que ça.
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Samantha L. Bekerwood

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Sam 2 Mai - 13:33

    Ce genre de fille n’était pas inconnu à l’univers de Sam, elle avait longtemps été ainsi du reste. Bien qu’elle se soit calmée à son arrivée ici, voulant essentiellement se fondre dans la masse, ou se faire remarqué pour son côté excentrique. Un côté de sa personnalité qu’elle affectionne plus que tout, une bonne carapace pour cette jeune fille si brisée.
    Mais pour le moment ce qui l’intéressait c’était cette jeune fille, mystérieuse, discrète, peu bavarde et surtout très peu sociable.
    « Tu n’as pas besoin de savoir comment je m’appelle, et si ça fait longtemps que je suis ici … Mais si il y a une chose que tu as besoin de savoir, une seule, c’est que tu devrais la fermer. »
    - Humm la réplique acerbe - Pensa la jeune fille, de plus elle se mit à sourire à cette remarque. Comme si elle était du genre à démissionner si vite, comme si elle laisserai tomber, pour un conseil qui passa inaperçu aux yeux de la jeune fille.
    Elle attendit un moment, Sam était vraiment épuisée et ses yeux ne tenaient vraiment plus ouvert, mais elle voulait en finir avec cette conversation. Elle voulait savoir, connaître cette jeune fille qui attirait son attention.
    Elle s’étala de tout son long dans l’herbe encore humide après la rosé du matin. Elle contemplait les nuages, fermait un peu les yeux, afficha toujours le même sourire. Et s’en prendre la peine d’ouvrir les yeux, elle s’adressa de nouveau à elle.
    «  Tu apprendras que je ne lâche pas prise si facilement, je continuerai de parler. Tu ne veux pas participer, bien fait comme bon te semble, mais de toute évidence, tu m’écoutes. » Elle savait qu’elle devait sans nul doute agacer la jeune fille, ce qui l’amusait en un sens, elle voulait savoir à quel moment elle finirai par craquer, à quel moment elle montrerai son vrai visage. Car si Sam avait une certitude c’est belle et bien que la jeune fille c’était forgée une carapace. Mais pourquoi ? C’était ce qu’elle désirait savoir.
    Après s’être perdue une fois de plus dans ses pensées, la jeune fille reprit la parole, de sa voix mélodieuse et sympathique, elle ne voulait pas à proprement dit l’énerver, et encore moins la faire fuir, elle voulait discuter avec elle, finir par obtenir plus qu’un « la ferme » cependant c’est un bon début, mieux que rien dirons nous.
    « Ce qui m’intrigue vraiment, c’est pourquoi tu te caches, je me doute que tu n’es pas bossu, je t’ai aperçu, seulement que caches-tu ? Tu sais ici, tout semble parfait, mais je me demande, si moi, et toi de toute évidence, ne l’est pas, pourquoi en serait-ce de même pour tout le monde ? Tu vois ce que je veux dire ? A mon avis tout le monde cache quelque chose, mais tu dois pas fuir les autres pour autant. Si ça se trouve y a plus déjanté que moi … » Sam souriait de plus belle, elle venait de réfléchir à voix haute, elle venait de faire ses propres conclusions, qui l’avaient rassuré. Qui lui donnaient plus d’assurance. Apparemment parler, seule ou presque, l’aidait à comprendre, peut être même à se comprendre. Elle ignorait tout de cette jeune fille, mais l’appréciait déjà beaucoup, pour une raison aussi obscur que le mystère qui l’entoure.




    HS ; Désolée du retard, mais j'avais une migraine horrible impossible de me concentrer :/


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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Dim 3 Mai - 10:00

    Je veux qu'on me laisse tranquille. Qu'on me fiche la paix. Qu'on me laisse admirer le lac, le chant des oiseaux, le bruit des écureuil virevoltant de branche en branche dans les arbres, même si tout ça me répugne au plus haut point. Peut-être est-ce seulement un excuse pour rester seule à regarder le paysage avec dégout. C'est vraiment trop parfait. Et vous connaissez l'expression, que j'ai re-baptisée : trop de parfait tue le parfait. Ces deux derniers ans, je n'ai pas eu l'habitude de ça. Dans un cabanon avec des hommes, peut-être six, qui puaient l'alcool à cinq kilomètres à la ronde, dans la forêt, mais une forêt dépérie, sans animaux. Sûrement cet endroit a une aura malsaine, que même les bêtes de la forêt ne s’en approchent pas. Qu’on me foute la paix ! Je n’ai pas envie de parler, j’ai envie de rester seule. Rester anonyme, que l’on ne me connaisse pas, qu’on me laisse faire ma vie sans qu’on se préoccupe de moi. J’ai toujours été anonyme. Invisible. Enfin, depuis la mort de mon père. Je n’existe même pas pour ma mère. Je n’existais pas, pardon. Ces assassins, ces gens qui m’ont enfermée deux ans … Deux longues années qui me permettront de garder une preuve de cette douloureuse vérité. Des bleus, des coups, que je garderai sûrement à vie. Quand je les recevais, j’avais mal. Très mal. On me tapait toujours au même endroit. Mais je restais forte, en me disant que c’était ma punition pour ne pas m’être occupée correctement de ma mère après la mort de papa, que c’était ma faute si elle était devenue alcoolique, et ma punition d’avoir fait souffrir tellement de gens. J’encaissais, sans jamais rien dire. Là aussi, j’étais invisible … Non, pas invincible … Une chose, oui, une chose.
    Un son rauque sort de ma bouche. Repenser à ça est trop douloureux. Je dois passer une croix dessus. Ne plus y penser. Remuer le passé ne sert à rien. Un dernier flot de douleur se fait sentir dans tout mon corps. Je ferme les yeux, et me ressaisis. Je dois d’abord faire partir cette fille. Enfin, premièrement la faire taire.

    « Tu apprendras que je ne lâche pas prise si facilement, je continuerai de parler. Tu ne veux pas participer, bien fait comme bon te semble, mais de toute évidence, tu m’écoutes. »

    Mais qu’elle se taise, qu’elle se taise. Qu’est-ce qui la pousse donc à vouloir parler avec moi ! Ce qui n’est pas réciproque, d’ailleurs. Je tape avec mon poing le caillou sur lequel je suis assise. Mes phalanges s’écorchent, et saignent, mais je m’en fiche. « Laisse moi tranquille. » J’avais dit cela le plus calmement possible, mais avec une voix très sèche, tranchante. Je ne veux pas me mettre à gueuler.

    « Ce qui m’intrigue vraiment, c’est pourquoi tu te caches, je me doute que tu n’es pas bossu, je t’ai aperçu, seulement que caches-tu ? Tu sais ici, tout semble parfait, mais je me demande, si moi, et toi de toute évidence, ne l’est pas, pourquoi en serait-ce de même pour tout le monde ? Tu vois ce que je veux dire ? A mon avis tout le monde cache quelque chose, mais tu dois pas fuir les autres pour autant. Si ça se trouve y a plus déjanté que moi … »

    Finalement, je vais devoir gueuler … Elle ne comprends pas ce que je dis, ou quoi ? J’en ai plus que marre de cette fille qui ne me laisse pas tranquille, qui m’emmerde. Sans m’en apercevoir, une voix qui crie sort de ma bouche. Qui crie très fort. C’est parti tout seul. « Tais toi bon sang !!!!! » En fin de phrase, ma voix craque. Des larmes jaillissent de nulle part, coulant sur mes joues. La jeune femme à dû comprendre que je pleure.


    HS = Pas de problème (:
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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Mar 5 Mai - 16:27

    Son attitude ne lui était pas étrangère, bien au contraire. Pendant des années Samantha était renfermée, repliée sur sa personne. Devenue associable, cynique, elle tournait le dos à absolument tout le monde, ne sachant pas trop comment résoudre son problème, enfin, ne sachant pas comment l’affronter surtout. C’est pour ça qu’elle avait prit l’habitude de venir ici, c’était apaisant, elle ne ressentait plus ce vide en elle, cette douleur. Elle avait le sentiment d’appartenir au monde en quelque sorte. C’était, certes, idiot à ses yeux, mais pourtant ce sentiment ne l’a quittait pas ici, et elle en avait besoin.
    Depuis qu’elle était arrivée ici, elle c’était fait quelques amis mais avait gardé sa nature méfiante, ne pouvant se résoudre à se livrer au premier abord.

    Alors cette jeune fille, lui rappelait beaucoup son attitude auparavant. Du même coup, elle se demandait ce qui l’a poussé à agir ainsi. Ce qui avait bien pu la rendre si amer, si solitaire. Quelle était sa souffrance ?
    Ces remarques acerbes, elle les écoutait avec attention, mais n’y répondait pas.
    « Laisse moi tranquille. » Elle avait peur de quoi ? Peur qu’elle sache ? Tant d’interrogation se bousculait dans la tête de la jeune fille, tellement intrigué, tellement touché par ses paroles. Ce demandant ce qu’elle pourrait bien faire pour l’aider.
    Mais comment aider une personne qui n’en avait pas envie ? « Tais toi bon sang !!!!! » Cette fois s’en était trop, elle ne pouvait resté calmement allongée dans l’herbe comme si de rien était. Elle entendait les larmes de la jeune fille, elle était presque sur de pouvoir ressentir sa douleur. Elle tenta de s’approcher d’elle, pas trop près pour ne pas la faire fuir, ou pour ne pas se prendre une pierre dans la figure surement …

    A pas lent elle se dirigea au son des pleures, elle s’agenouilla derrière un bosquet. Elle discernait à présent clairement la jeune fille. Prise par l’émotion de la voir ainsi, de se sentir si proche d’elle sans savoir pourquoi, elle en avait les larmes aux yeux, larmes qu’elle savait parfaitement ravaler depuis le temps qu’elle se cachait derrière une façade. « Si tu voulais bien me parler, je pourrais peut être t’aider, ou du moins j’essaierai … »
    Sam se doutait bien qu’elle s’apercevrai à l’entente de sa voix, qu’elle s’était rapprochée, mais elle était prête à la retenir si elle voulait fuir. Elle se rendrai surement compte, que le ton de sa voix avait changé, qu’elle était plus douce, plus apaisante également. Elle cherchait en vain, ce qu’elle aurai voulu entendre, le soutient qu’elle aurai aimé avoir, mais n’en avait pas la moindre idée. Laisser parler son instinct était sans doute la seule chose qu’elle puisse faire. « C’est surement difficile à croire, mais tu peux me faire confiance. » Elle voulait avoir l’air rassurante, digne de confiance, elle espérait avoir l’air crédible, pouvoir l’aider, pouvoir comprendre.
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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Ven 8 Mai - 11:31

    Pourquoi est-ce que je pleure ? Je n'en avais pas l'attention. Je n'aime pas pleurer. Je n'aime pas montrer mes sentiments, mais un flot de douleur coule brusquement en moi. Une douleur mentale, psychologique. Ca fait mal. Je ne sais pas d'où elle provient. N'allez pas croire que je pleure parce que cette fille ne me laisse pas tranquille ! Nan, cette fille est gentille, trop gentille. Tellement gentille que je me dis que je ne mérite pas qu'une personne veuille m'aider et s'occupe autant de moi. C'est sûrement ça qui m'énerve plus que tout : moi. Dédaigneuse, lamentable, egoïste ... Personne ne peut me supporter, ou me parler. Je suis trop méchante. Que je sache, quand l'on dit "laisse moi tranquille", et "tais toi" méchamment à quelqu'un, il n'insiste pas ... Mais cette jeune femme, qui parait avoir mon âge, ne cède pas, elle me tient tête, et veux à tout prix savoir ce qui ne va pas. Mais rien ne va. Mais je ne comprends pas ce qui la pousse à tout savoir sur moi, à vouloir m'aider. C'est justement ces gens là qui m'émouvoient. Je ne mérite vraiment pas qu'on s'occupe de moi.

    Mes larmes sont mes premières versées depuis la mort de ma mère, c'est à dire, mon kidnapping. Toutes les chose accumulées entre maintenant et il y a deux ans, très dures, je les ai gardées pour moi. Je devias être forte, garder le sang froid, garder la tête haute. Mais les paroles de la jeunes femmes remuent mon passé. M'y fait repenser, et insiste. Comme si elle voulait me faire repenser aux choses dures pour les libérer de mon esprit par des larmes. Je pleure ma mère, je pleure mon malheur. Je n'ai pas eu le temps de lui montrer que j'existais. Je pouvais faire toutes les conneries du monde, elle ne s'en aperçevait pas. N'existaient pour elle que la vodka et la télé. Moi, je n'existais plus. Et je n'ai jamais eu le temps de prouver le contraire. Je crois que c'est ce qui me chagrine le plus.

    Je ne veux pas pleurer, mais je pleure. Je dois me clarifier les idées, rapidement. Je relève la manche de mon gilet, et j'aperçois plusieurs douzaines de cicatrices, et une dizaine de très rouges, qui commencent à cicatriser. Un couteau, il me faut un couteau. Je n'en ai pas. Alors, je passe fort mes ongles dans mes plaies. Elles saignent abondemment. Ca fait mal, mais ça m'apaise, et me clarifie les idées. Quelques larmes coulent toujours sur mes joues, mais je ne m'en aperçoit pas. Je crois que la jeune femme n'a pas vu ce que j'ai fait. Tant mieux.

    Elle s'approche de moi petit à petit, comme pour une pas effrayer un animal sauvage. Je l'entends, mais je ne dis rien. Elle est seulement à quelques mètres de moi. « Si tu voulais bien me parler, je pourrais peut être t’aider, ou du moins j’essaierai … »

    Je ne veux pas parler. Mais elle se montre bien trop avenante et adorable, je m'efforce de répondre quand même. « Je ne veux pas en parler. C'est trop dur. Trop douloureux. » Ma voix est plus apaisée. Je ne veux pas blesser la jeune femme.

    « C’est surement difficile à croire, mais tu peux me faire confiance. » Je hoche la tête, pour lui fairte comprendre que je la crois, mais je ne parlerais pas.
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Samantha L. Bekerwood

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Lun 11 Mai - 10:48


    Elle était perdu, ne sachant plus ce qu’elle devait faire, ce qui serai le mieux pour elle. La laisser, ou persister dans le seul but de l’aider ? « Si je la laisse, elle se renferma une fois de plus. » pensa-t-elle, et elle avait surement raison en y réfléchissant. Elle se souvenait de toutes ses années de mutisme, où elle ne voulait pas parler, où personne n’insistait. Ils n’avaient de cesse de lui répéter la même chose. Fais ta vie, passe sur cette histoire, c’est terminé maintenant. Okay super et où est le manuel ? Malheureusement il n’y en a pas. Dans ce genre de situation on est tous un peu seul, se débâtant avec la douleur. Le moyen le plus facile c’est de l’ignorer ou de la fondre dans une addiction une chose bien plus forte, qui pendant un cours lapse de temps vous ne sentez plus rien d’autre que l’euphorie.

    « Je ne veux pas en parler. C'est trop dur. Trop douloureux. »

    Et apparemment elle ne faisait pas partie de ces gens qui l’affrontait. Ces rares personnes que Samantha enviait de par leur courage. Comment font-ils pour reprendre du poil de la bête si vite ? Comment peut-on oublier des événements douloureux ? Comment vivre avec ? De toute évidence, cette jeune fille n’y arrivait pas, elle avait dû choisir l’oublie, peut être même a-t-elle une quelconque addiction. Tout comme Sam, incapable de se passer de sa chère et tendre bouteille. Son alcoolisme, elle l’avait oublié en sa présence, sa douleur à elle c’était atténuée, alors qu’elle tentait d’aider de son mieux cette jeune fille.
    Elle hocha la tête, pour lui faire comprendre qu’elle l’a croyait, c’était un début. Un progrès, elle qui était si sauvage quelques minutes auparavant, venait d’être plus calme, plus posée avec elle. Sam c’était assise par terre en face d’elle, la regardant, tentant de percer son secret, voulant à tout prix faire sortir cette douleur, comme si elle extirpait le poison d’une plaie. Car après tout c’est un peu ça, la douleur est le pire poison de l’être humain. Elle vit ses poignés et compris bien vite comment elle faisait pour oublier, pour se soulager. Elle hésita mais elle ne put s’empêcher de lui prendre ses mains. Elle c’était prise d’affection pour cette jeune fille. Elle espérait seulement pouvoir l’aider à présent.

    « Je sais que c’est difficile, que c’est douloureux, mais ça te soulagera d’évacuer tout ça. »

    Elle savait à quel point ça pouvait être dure, elle-même n’avait pas encore réussit à en parler. Peut être Est-ce du au fait que tout le monde connaissait son histoire et que personne n’estimait qu’il devait se sentir concerné par son malheur. Elle ne savait comment elle avait pu atterrir ici, mais une chose est certaine, pour elle à présent, elle ne voulait plus en repartir.



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Rubi L. Reaswell

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Jeu 14 Mai - 18:57

    J'aspire, expire doucement, reaspire, afin de calmer mon souffle saccadé par les larmes qui coulent, ainsi que pour apaiser mon esprit qui a perdu ses repères. Il ne sait plus réfléchir, me laisser parler, me laisser bouger, me faire arrêter de pleurer. Les larmes m'assèchent la bouche. Mais je ne veux plus pleurer. Mais ces larmes coulent, coulent, coulent, comme si je déversais le stock de larmes accumulé au cours de ces longues et horribles années. Je m'essuie ravageusement mes larmes avec mes points, faisant paraitre sur tout le haut de mon visage du maquillage noir étalé. Pourquoi je pleure ? Si je dois pleurer, je veux le faire seule, avec personne à mes côtés. Je ne veux que personne ne voit mes faiblesses. Mes larmes s'arrêtent peu à peu de couler. Petits à petits ... Hésitantes, certaines coulent encore sur mes joues, mais je les refoule. Je me mors fort la lèvre pour penser à autre chose. Ma langue ramène le sang de ma lèvre dans ma bouche. Un goût assez salé et amer se fait sentir.

    « Je sais que c’est difficile, que c’est douloureux, mais ça te soulagera d’évacuer tout ça. »

    Comment le saurait-elle ? Elle n'est pas moi, elle n'a pas vécu ma vie, elle ne sait pas ce qu'on m'a fait. Fort, sans le vouloir, ou le sentir arriver, du moins, je crie, d'une voix haineuse. Pas envers elle, mais envers la vie.

    « Comment est-ce que tu peux le savoir ? Est-ce que tu as enduré les mêmes choses que moi ? Tu ne peux même pas imaginer ce qu'on m'a fait, à ma famille et moi ! »

    Je me remets à pleurer de plus belle. Je n'ai pas parlé gentiment à la jeune femme, mais ce qui ne m'empêche pas, dans un élan soudain, de me jeter dans ses bras dans l'espoir qu'elle me console. Je pleure, pleure, pleure. Elle est surprise que soudain, je veuille bien lui parler, encore plus que je me jette dans ses bras. Cette fois je n'arrive plus à m'arrêter. Et j'enlève les larmes sur ma joue avec ma manche. Ma manche, qui au cours des dernières minutes s'est remplie de sang, qui coulait au sol. Tout ça ne s'arrête pas. Mais je m'en rend compte seulement quand je sens un liquide chaud à travers ma manche. Mon visage est alors plein de sang.

    « Merde ! »

    Cette fois s'en est trop. Comment ne pourrait elle pas remarquer ma blessure à présent ?
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Samantha L. Bekerwood

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MessageSujet: Re: Et si on jouait ? ... [ PV Rubi ]   Lun 18 Mai - 16:29



    La jeune fille pleurait, pleurait, et ne s’arrêtait pas, la souffrance qu’elle semblait ressentir était telle, que Sam’ pouvait presque la ressentir. Elle trouvait sa idiot, comment pourrait-elle ressentir une souffrance qui n’est pas la sienne ? Rien n’avait de sens aujourd’hui. Elle était simplement venue ici, dans le seul but d’oublier sa propre douleur, dans le but de se vider la tête, de pouvoir peut être récupérer, de cette énième nuit blanche. Et elle avait croisé sa route, comme si le destin l’avait mise sur son chemin, pour qu’elle puisse lui venir en aide peut être, du moins elle l’espérait vivement. Elle ne ressentait même plus la fatigue, à vrai dire, elle ne ressentait plus rien la concernant comme si plus rien n’avait d’importance, mise à part cette jeune fille. Elle l’a regardait essuyait ses larmes, la colère semblait s’emparer de son visage, modifiant chaque expression de tristesse, qui habitaient jusqu’à lors, son si jolie visage.

    « Comment est-ce que tu peux le savoir ? Est-ce que tu as enduré les mêmes choses que moi ? Tu ne peux même pas imaginer ce qu'on m'a fait, à ma famille et moi ! »

    Elle s’était montré haineuse, méchante. Sam l’a regardé, presque hébété, ne s’attendant pas à tant de colère soudaine alors qu’elle semblait s’être calmée. Elle ne savait pas si c’était dirigé contre elle. Non bien sur que non, cette colère ne la visait pas, c’était plutôt un appel au secours.
    Chose qui se confirma quand elle se jeta dans ses bras, à sa plus grande surprise. Elle ne pensait pas qu’elle lui parlerai, alors qu’elle se jette dans ses bras, c’était pour ainsi dire très surprenant. Mais elle n’hésita pas une seconde, et elle la serra contre elle, la berçant comme si il s’agissait d’une petite fille fragile. Petite non, mais bel et bien fragilisé par la vie. Lui caressant les cheveux, se comportant comme si elle s’occupait d’un enfant.

    « Merde ! »

    Elle reporta son attention sur elle, sur son visage, sur ses poignets, elle comprit bien vite. Elle lui saisit le poignet délicatement, elle ne voulait pas l’effrayer. Elle souleva sa manche, et vit toute les cicatrices qui ornaient ses poignets. Ses yeux s’embuèrent de larme, elle ne savait trop pourquoi elle se sentait si touchée par sa détresse, mais c’était bel et bien là.

    « Pourquoi tu te fais ça ? Qu’est-ce qui a ? Parle moi ! »

    Elle avait comprit, elle savait comment elle oubliait sa douleur. Ce qu’elle utilisait pour « planer ». Seulement elle pourrait ne jamais en redescendre, la méthode qu’elle semblait vouloir utiliser, n’était pas la seule. Sam le savait comme un pressentiment, cette jeune fille a été détruite. Et elle-même, continue de se faire souffrir, de se détruire, croyant bien faire …



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